vendredi 28 septembre 2012

De la pâtisserie

Cela fait vraiment longtemps que je n'ai pas posté d'article sur ce blog.
Il y a eu un certain nombre de difficultés administrative et beaucoup de travail qui ne m'ont pas vraiment laissé beaucoup de temps ni d'envie d'écrire.
Je ferais probablement prochainement un récapitulatif de tout ce qui nous est arrivé pendant cette période mais en attendant, je vais vous exposer la raison de ma prise de parole en ce jour:

Depuis nôtre arrivée Maryem s'est lâchée à corps perdu dans la pâtisserie.
Tout y passe... cupcakes, cookies, cake pops et surtout gâteaux.

Elle a désormais suffisamment de bouteille et d'heures passées devant le four (surtout vu le nombre de compliments qu'elle a reçu sur ses oeuvres) pour se lancer "à son compte".

Après avoir partagé ses recettes personnelles de pâtisseries sur son site internet Passion-Cupcakes, elle vient de lancer un site bilingue de ventes de gâteaux maison personnalisés.
Le site est bien entendu en version bilingue (Québec oblige) : La fée des gâteaux / The cakes fairy.
Malheureusement, pour des raisons pratiques, nos lecteurs hors de l'ile de Montréal devront se contenter de goûter avec les yeux et attendre que Maryem crée sa multinationale et ouvre une franchise près de chez eux :)


mercredi 28 septembre 2011

Du Rugby encore...

Comme je l'annonçais il y a quelques semaines, mon équipe du Rugby Club du Parc Olympique était qualifiée pour les phases finales du championnat du Québec (Division A).
Nos deux équipes (la première et la réserve) ont poursuivi leur parcours jusqu'en finale et les deux ont remporté le championnat au terme de deux matchs très disputés.

Il s'agit donc d'une saison parfaite pour le club: Montée en Super League du Québec et champions de division A et de division A réserve.

Voici la photo des vainqueurs (vous pouvez cliquer dessus pour les voir en grand):

Parco I (posant avec l'adversaire défait en finale)


Parco II

La saison 2012-2013 s'annonce relevée !

lundi 12 septembre 2011

Du Rugby.

Cela fait un bout de temps que je n'ai pas posté de message sur ce blog.
Depuis le mois de mai j'ai rejoint une équipe de rugby locale (l'équipe du Parc Olympique - ParcO pour les intimes).
Je suis désormais ailier titulaire de l'équipe réserve, pas trop mal pour un "vieux".
Nous jouions cette saison en division A (seconde division Québécoise) et avons mérité lors de la saison régulière la montée en Super League (première division).

La saison prochaine risque d'être salée, ou comme on dit ici : "on va se pogner des criss de games contre des ostie d'équipes." mais d'ici là il nous reste les playoffs (demie et finale) - la montée est elle assurée. 

C'est globalement amusant de jouer au Rugby ici, c'est vraiment une histoire de passion : on a pas de terrain d'entrainement, pas de douche ni même de vestiaire après les entrainements ou les matchs, bref c'est folklo. Et on est dans l'élite du Rugby Canadien !!!

Le pire c'est que nous jouons (longueur et rigueur de l'hiver Canadien oblige) de mai à septembre et si les hivers sont "frette", on crève en été !

Beaucoup de licenciés sont des gens de passages ou des immigrés comme moi, les équipes ont souvent leur lot de Français, Anglais, Australiens,...
Mais surtout ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: Il y a aussi de nombreux Canadiens dans les équipes et j'ajouterais : Les québécois sont durs au mal et n'y vont pas avec le dos de la cuillère quand il s'agit de distribuer du tampon !

En ce moment se déroule la coupe du Monde de Rugby, c'est sûr que le décalage horaire n'aide pas avec les matchs à 2h du matin, mais il est sûr aussi qu'on ne sent pas un engouement incroyable au sein de la population. Je suis même à peu près certain que la plupart des Canadiens ne savent pas qu'ils ont une équipe en lice.

Cependant, ici comme ailleurs, le rugby est une famille, si on se met sur la tronche lors des matchs, il n'est pas rare de tomber sur un adversaire le soir dans un pub et d'en descendre une ou deux à la santé du Rugby Québécois.

Pour les curieux, voici quelques photos de la saison qui se termine:


lundi 23 mai 2011

Le jour de la reine Victoria

Aujourd'hui c'était la journée des patriotes (ou Victoria Day en Anglais).
Nous avons donc profité de la voiture réparée pour tester la dernière des grandes chaînes de fast food disponible à Montréal: Harvey's.
Résultat d'un week-end hyper-calorique: nous savons désormais que nôtre chaîne de fast food préférée est définitivement Wendy's.
Par la suite, nous avons mis à profit un temps estival pour nous rendre au lac au castors (où il n'y a décidément pas de castors) et à l'Oratoire Saint-Joseph.

Les photos sont disponibles ci-dessous:

dimanche 22 mai 2011

Une après-midi de Québécois

Pour le coup aujourd'hui j'ai éclusé les stéréotypes Québécois...

Nous partions ce matin en voiture pour une visite du jardin botanique dans l'est de l'île de Montréal.
Une fois sur place, vu l'heure avancée et la file assez impressionnante pour acheter les tickets, nous avons décidé d'aller manger avant.
L'un des avantages de vivre en Amérique du Nord est d'avoir accès à un éventail extrêmement large de fast foods.
Nous avons pour notre part une préférence assez marquée pour Wendy's, cependant nous avons décidé de donner sa chance à A&W assez réputé ici.
Pour la petite histoire nous avons été assez déçus...
Quoi qu'il en soit, au moment de repartir, la voiture (généreusement prêtée pour l'été par mon patron) refuse de démarrer : Batterie à plat.
Fort heureusement un taxi bien aimable qui passait par là a sorti ses câbles et nous a aidé à "jump start" la voiture.
Retour donc vers la maison au détriment du jardin botanique remis à demain (fête des patriotes - Victoria day) sous réserve de beau temps.

Une fois devant la maison, je coupe le contact et tente de re-démarrer pour vérifier la batterie... rien.
Il fallait alors se rendre à l'évidence: la batterie était morte.
C'est là que j'ai eu l'occasion de me mettre dans la peau d'un chum du cru: Je regarde où se trouve le Canadian Tire le plus proche et me voilà parti pour acheter la batterie.
Quelques kilomètres de marche plus tard, me voila dans le temple de la bricole (et autres) Canadien!
Bien entendu, je trouve là bas la batterie qui va bien dans la voiture et je rentre à la maison.
Une fois rentré, j'ouvre le capot et j'entreprends de dévisser l'ancienne batterie.
Malheureusement les outils en ma possession n'étaient pas 100% adéquats et les boulons, bien rouillés comme il faut.
C'est alors que toute la rue (ou presque) s'est mise à défiler devant la voiture pour fournir un tournevis, une clé, un spray anti-rouille...
Résultat : après une bonne heure d'effort, la voiture fonctionne à nouveau comme un charme.
Comme quoi, la notion de "communauté" si chère à nos cousins nord-Américains n'est pas un vain mot.

Pour référence:
A&W
Canadian Tire

dimanche 1 mai 2011

Rugby... Quoi?

Je me considère comme sportif, au fil des ans j'ai pratiqué avec plus ou moins de succès un certain nombre de sports, ceux qui ont retenu le plus mon attention sont les sports d'hiver et le rugby.
Si je n'ai pas pris le temps cet hiver de faire du ski, j'en ai profité pour faire du patin à glace.

Restait le Rugby à combler.

Grâce à mes anciens camarades de rugby en France j'ai trouvé un club ici, il s'agit du club de rugby du parc Olympique (parco pour les intimes).

La première chose qui frappe lors du premier entraînement c'est que Montréal n'est décidément pas une ville de rugby.
Parco, bien qu'équipe de première division du Québec s’entraîne dans un parc, sans lignes tracées, sans poteaux mais encore plus sans douche ni vestiaires.
Il n'en demeure pas moins que l'ambiance et l'esprit sont au rendez-vous.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le club, un de mes collègues a répondu à une interview pour le site internet rugby31, je vous invite à le lire.

samedi 26 mars 2011

Un monde de paradoxes

Voilà bientôt un an que nous sommes arrivés à Montréal et même si ça peut sembler être un lieu commun, je suis impressionné par le contraste Montréalais, virant parfois même au paradoxe.

Chaud / Froid.
Le premier contraste (et le plus connu) c'est la différence de température entre l'hiver et l'été.
Forcément, on ne peut pas dire que ce soit une véritable surprise mais quand même... quand on découvre la ville en été avec les 35 degrés et plus, difficile d'imaginer que le mercure puisse descendre aussi bas en hiver (et vice-versa bien entendu). Le plus rigolo c'est que cet état de fait induit bon nombre des autres contrastes et paradoxes qui suivent.

Américains, mais pas trop...
C'est assez amusant, quand on arrive à Montréal, les premières semaines on se sent vraiment sur le continent Américain : tout est là pour vous le faire sentir que les États-Unis sont à quelques kilomètres, les grandes enseignes, les "centres d'achat", le centre ville avec ses buildings de 30 étages, le "fast-food" à tous les coins de rue, les voitures immenses...
Puis un jour on découvre les deux marchés de la ville (Jean-Talon de préférence pour les Français en mal du pays), on pénètre dans la vieille ville aux accents Bretons, on trouve "son" bistro, sa boulangerie et on se dit que finalement, on s'en sort bien.

Francophones, ou pas...
J'ai déjà parlé de cela sur ce blog, je ne vais donc pas m'étendre à nouveau sur le sujet, cependant il est vraiment fondamental de comprendre que, outre l'accent, le parlé Québécois est vraiment différent du Français. Le plus amusant là dedans c'est qu'ils nous (les Français) reprochent de galvauder notre langue avec entre autres choses de trop nombreux anglicismes alors que eux ne sortent quasiment pas une seule phrase sans mot anglais. Citons parmi les plus populaires: crosser, scrapper, jammé, cute, loose, chill, fun...
Ajoutons à cela les anglicismes tels que "Bienvenue" pour dire "De rien" et on se dit que quand même, dire "parking" ou un "Stop" c'est pas si grave.

Dehors !
Il faut ici préciser que, bien que globalement relativement habitués à la météo locale, les Québécois n'aiment pas le froid. Si ceux qui en ont les moyens fuient généralement l'hiver Montréalais en passant une quinzaine de jours dans le sud, il est assez amusant de voir que, hiver comme été, les Montréalais sont dehors dès que le soleil pointe le bout de son nez.
Il fait -40? Qu'à cela ne tienne, un petit coup de flotte dans le jardin et on fait une partie de Hockey entre amis.
Il fait 30 degrés? Allons sur un lac pour pécher!


Une affaire de saison.
Les Québécois sont fiers d'avoir 4 vraies saisons (s'entend un hiver qui caille pas qu'un peu, un été bien chaud, un automne aux couleurs incroyables et un printemps fleurissant). C'est tellement vrai que même la consommation s'en ressent (c'est du moins ce qui ressort des publicités à la TV), les publicités pour les voitures en hiver montrent des véhicules bravant la neige, le printemps s'accompagne de publicités pour des cabriolets et des motos, pour du matériel de camping, des bateaux, du matériel de jardinage,...
Les activités elles mêmes sont très fortement liées à la saison: Un match de soccer (football pardon) entre amis n'est même pas imaginable de novembre à avril, jardiner en février est une utopie, camper en février est suicidaire et faire du patin à glace en juillet n'a pas de sens.
En un mot comme en cent l'année s'écoule au rythme saisons.


La vie pas chère, quoi que...
Montréal est réputé pour être la ville la moins chère du continent Nord-Américain. Certes. Cependant, tout dépend de son style de vie. Bien entendu, je ne parle pas ici d'un mode de vie fait de sorties et de restaurants à outrance. Ce style de vie est cher dans toutes les villes du monde. Non, ce que j'entends par là, c'est que vivre "à la québécoise" n'est pas très cher, en revanche, dès que l'on commence à acheter des produits d'importation, du vin, des fromages, de la "vraie" charcuterie, du "vrai" pain, la note peut grimper relativement vite.
En d'autres termes : ne pas s'attendre à un coût équivalent entre une poutine avec une bierre Molson et une andouillette à la moutarde de dijon accompagnée d'un verre de côtes-du-Rhone...


Des cordonniers bien mal chaussés.
Voyons la réalité en face, les Canadiens ont inventés le téléphone... et le blackberry. Pourtant, de tous les pays qu'il m'a été donné de visiter, c'est ici que le système de communications est le plus archaïque et les prix sont le plus élevé.
Ici, pas ou peu de lignes enterrées. Si les appels sont gratuits (depuis longtemps) en local, les inter-urbains sont loin d'être offerts, les possesseurs de téléphones mobiles paient les communications entrantes et les SMS reçus et les prix des trios (équivalent local des "box" en France) crèvent le plafond (compter entre 130 et 170$ par mois pour le téléphone fixe, la TV et un Internet digne de ce nom) ! Enfin, la notion d'illimité n'est ici qu'un vague concept, une sorte d'utopie que les Canadiens appellent de leurs vœux avant d'aller se coucher (limite de volume de données pour TOUS les abonnements Internet et Internet sans fil - excepté les offres réservées aux professionnels)

INRI pas tant que ça.
Le Québec a longtemps été une région très chrétienne, l'église y était semble-t-il très présente et puissante, cependant, dans les années 60, il y a eu un fort mouvement de repli qui nous a donné les fameux sacrements (lire insultes) qui font tant rire les Français: Ostie, Tabarnac, Chris,...
Il semble désormais que l'engouement des Québécois pour le religion refasse surface (certains disent depuis les années 70) mais les expressions sont restées (attention cependant, si ça nous fait sourire côté Français, c'est extrêmement vulgaire ici et si vous tombez sur un pratiquant, vous allez au devant de gros ennuis).

Pour conclure, après quelques mois ici, je vois les Québécois comme des personnes pleines de contradictions mais qui semblent globalement le vivre plutôt bien. Ça tombe bien, moi aussi :)